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Focaliser son esprit (partie 1)

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Voilà ce que j’ai appris avec le temps. Je fais mon possible pour me concentrer sur autre chose que la douleur. Pourquoi ? Je pars du principe que l’humain a su s’adapter à son environnement actuel par la force des choses. Par exemple, des personnes ont réussi à s’accommoder du froid en vivant au pôle nord, d’autres ont su s’habituer à une altitude suffisamment élevée etc. Qu’on le veuille ou non, notre corps est capable de s’adapter.

A force de temps, tout est possible, mais à force de lâcher prise aussi. C’est ainsi que je me force à me dire que je n’ai pas à lutter, car mon corps s’habituera. Et petit à petit, mon corps s’habitue. Est-ce dû au lâcher prise ? Ou bien même parce que je ne me focalise plus sur mes douleurs du moment, comme je le faisais auparavant ?

Voici une première partie sur ma façon de procéder et de voir les choses.

Ce qui a pu marcher pour moi, peut fonctionner pour d’autres. Des journées difficiles, où malgré ces douleurs, je dois faire ce qui est prévu, j’ai quelques heures devant moi, et pourtant, au lieu de me reposer pour être plus en forme pour l’heure prévue, voilà l’erreur que je commets : l’heure approche, les douleurs sont présentes et « Je voulais être en forme» mais avec ces douleurs ça ne va pas être possible ! Et ça ne le sera pas, car au lieu de penser à mon rendez-vous, je ne pense qu’à mes douleurs. Ce qui m’empêche de me détendre. Ce qui accentue les douleurs, le stress puis ainsi de suite, le cercle de la fibromyalgie… La colère prend alors le dessus et dans cet état je ne peux rien faire…

Pour en savoir plus :


maquette 1ere_webzine fibro maquette 1erejpg_Page1 Fibromyalgie Magazine N°1


4 Comments

  • GAUDEFROY dit :

    Bonjour,
    J’utilise également cette technique, et je trouve, pour ce qui me concerne, que c’est par le travail que j’arrive le plus à la mettre en application mais dernièrement, j’ai changé de hiérarchique….Hélas, cette nouveauté a tout remis en cause car mon ancien chef avait bien compris la pathologie et me laissait beaucoup plus de latitude pour m’organiser, pour faire court il était tolérant. J’ai pourtant expliqué mes problèmes et limites plusieurs fois au nouveau mais ça fonctionne beaucoup moins bien. la raison principale, je pense, est qu’il souhaite tout contrôler et ce n’est pas possible et c’est générateur de beaucoup de tension et demauvais stress.
    Ainsi, le travail qui représentait à mes yeux la meilleur des thérapies est donc devenu une source de fatigue,de douleur et de mal-être…..Heureusement, comme tout fibromyalgique, je fais régulièrement “un état des lieux” de mon corps et de mon esprit et là je me suis aperçu que j’étais en pleine glissade vers l’épuisement total (forte anxiété, grosse fatigue très handicapante, énorme difficulté à me concentrer et surtout de l’agressivité anormale….). Je comprend maintenant comment il est possible de faire un “burn out” et de ne pas voir la dégringolade qui amène à cette état car c’est très sournois.
    La suite, c’est arrêt de travail obligatoire…..pour lequel, j’ai trop attendu par ailleurs.
    Bref, tout cela pour dire que cette technique ne peut être efficace que si à la base on a déjà un équilibre intérieur, de la stabilité morale et cette expérience m’a fait comprendre que cela reste préquaire et j’avais oublié l’emprise que peut avoir la maladie sur notre personnalité….Et la frustration et le côté dégradant reviennent au galop (presque un retour à la case départ….).
    Enfin, ça reste une des meilleurs technique qui avec de l’entraînement devient presque naturelle et permet d’avancer encore…
    Heureuse fin d’année….

  • marino dit :

    Oui le fait de bouger, de s occuper malgré la douleur, fait qu’on y pense moins.Je dis régulièrement à mon doc que le corps s’habitue à la douleur, le psychisme bcp moins et donc l activité qu’elle soit psychique ou corporelle fait que l’ esprit est occupé, mais ça ne suffit pas tjrs malheureusement… je ne sais pas comment ça fonctionne chez vous car les douleurs quotidiennes sont plus ou moins gerable par contre les poussée le sont bcp moins, le plus dur c cette fatigue difficile à géré surtout avec 4 enfants. .. 😞

    • GAUDEFROY dit :

      Bonjour,
      Tu as le courage et la volonté d’avancer car je ne sais pas si tu travailles mais si c’est la cas avec 4 enfants à gérer…bravo. De mon côté, je m’occupe de mes 2 enfants le matin (8 et 3 ans), et j’y laisse de l’influx nerveux…ce qui engendre des arrivée au travail dans un état de fatigue prononcée (j’ai en plus 50 minutes de voiture entre les 2) et tardive au bureau, ce qui fait que je termine tard le soir. financièrement, je ne peux pas travailler à temps partiel et c’est dommage car il me semble que ce serait moins compliqué à gérer.
      Comme en plus je trouve que la fatigue engendre la douleur et inversement, il est vrai que mon psychisme ne suit pas en permanence…Dans ces moments, si c’est possible, je vais prendre l’air et j’essaie me libérer l’esprit… quelques minutes à ne plus réfléchir….Parfois, ça marche bien mais ce n’est pas simple, tu as bien raison….je suis déjà aller travailler pendant les moments de crise (pas celles à rester couché bien entendu…)mais à ce moment là, j’avais la chance d’avoir un chef très compréhensif donc si je faisais le minimum dans ces moments là, il ne disait rien mais depuis quelques mois, il est parti et celui qui le remplace est bien plus compliqué à vivre….le stress, qu’il dégage, est hyper fatiguant…il n’a pas je pense la fibre du manager. Depuis son arrivée, ce fameux psychisme en a pris un coup et je n’arrive pas à remonter la pente….un cercle vicieux en plus à gérer.
      Enfin,toi avec 4 enfants,ça ne doit pas être facile moralement tous les jours…..
      Bonne continuation……

      • Guimauveh dit :

        je ne suis pas vraiment d’accord avec l’idée, car je l’ai fait pendant des années pour tenir le coup . mais avec la fatigue, en rentrant, je n’en pouvait plus.
        puis un jour , de gros ennuis sont arrivés, l’emploi qui ferme ses portes, la vie de famille qui s’écroule, les gosses qui en rajoutent j’en passe…
        et les gens qui ne sont pas à notre place, nous demande de positiver, alors qu’on vient de nous enfoncer: “je n’étais pourtant pas négative”. Alors après cela, c’était plutôt de la rancune que j’avais.
        Comment voulez vous qu’on se fasse croire que l’on a pas mal,lorsqu’on vient de se casser la figure et que déjà ça nous rend malade et qu’ doit supporter de gros soucis en plus des douleurs? il faut avoir quand m^me une vie à peu près stabilisée et qu’on ne nous fasse pas plonger dans les soucis et qu’on n’y plonge pas soit même, ça va de soit.

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