cannabis thérapeutique

Fibromyalgie – Se soigner envers et contre tout

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Témoignage de Vincent, transmis via le Courrier des lecteurs

 

” Malade depuis plusieurs années, comme beaucoup d’entre vous, mes symptômes sont apparus brutalement suite à divers chocs émotionnels et à un environnement professionnel imprégné de stress et de conflits.

Agé alors de 30 ans, le ciel me tombait sur la tête. J’étais désemparé et je ne pouvais que constater que mon état de santé se dégradait rapidement sans que je ne comprenne pourquoi.

La dominante les premières années était la douleur. Cette sensation de brulure de tout le corps, d’inflammation de toutes les articulations était insupportable. Comme mécanisme de défense, je n’avais que la diversion pour ne pas sombrer, je passais quasiment h24 sur l’ordinateur pour que mon esprit n’ait pas le temps de se focaliser sur la douleur. J’appréhendais le moment du couché, ce moment où nous devons trouver le calme et l’apaisement pour nous endormir, ce moment où mon esprit prenait pleinement conscience que mon corps était en feu. J’attendais alors tout simplement l’épuisement pour me coucher. Mécanisme de défense que j’ai appliqué quasiment inconsciemment mais qui contribuait en fait à m’épuiser encore un peu plus.

Durant cette période, j’ai vécu l’errance médicale et les diagnostiques erronés. Je suis devenu un rat de laboratoire à qui ont filé tout un tas de molécules différentes juste pour voir si ça marchait. On m’a diagnostiqué une SpA hâtivement qui n’en était à priori pas une, on m’a gavé de cortisone, d’anti-inflammatoires, d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, de médicaments contre les douleurs fantômes, d’antiépileptiques et j’en oublie sûrement quelques-uns. Ces traitements n’ont eu aucun effet positif sur moi. Je n’ai fait que confirmer la myriade d’effets secondaires qu’ils me procuraient, aggravant encore un peu plus mon état de santé, me poussant jusqu’à des idées suicidaires sorties de nulle part. Je me suis vu, comme un flash, en train de m’ouvrir les veines alors que j’étais occupé sur l’ordinateur. Tout ça a développé en moi la peur des médicaments et de leurs effets néfastes sur moi.

Mon état général, physique et psychologique empirait un peu plus chaque jour. A chaque essai d’un nouveau traitement, je m’enfonçais encore un peu plus voyant que ce n’était pas le bon. Les balbutiements des médecins que j’avais en face de moi, entretenaient la peur de l’avenir et de l’inconnu, si les médecins ne comprennent pas, comment vais-je m’en sortir ? Dans cette confusion générale, je m’étais complétement replié sur moi-même, devenant presque transparent pour les personnes qui m’entouraient, ma femme et mes enfants.

Puis, est venue un prise de conscience, j’ai fini par me résoudre au fait que il n’y aurait pas de traitement miracle, il ne fallait pas que je mise tout sur un médicament qui allait me tirer d’affaire, mais que j’essaye d’améliorer mon quotidien par tous les moyens à ma portée.

C’était le début d’un renouveau dans ma façon d’aborder ma maladie et ma situation.

Je me suis renseigné et documenté sur les possibilités naturelles à ma portée, l’homéopathie, les compléments alimentaires, le cannabis, la pleine conscience etc.

Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux, je ne suis pas guérit, j’ai encore des bons coups de mou, mais j’arrive à avancer.

L’homéopathie et les compléments alimentaires me permettent de donner le coup de boost qui me manque pour être actif et passer outre les douleurs et la fatigue.

La pleine conscience, me permet de penser différemment et d’agir différemment face au stress et à mes appréhensions, c’est quelque chose à la portée de tous si on est honnête avec soi-même dans cette démarche.

Le cannabis lui, m’aide pour le sommeil, les douleurs, me détendre. Le cannabis ce mot tabou qui tout de suite, vous classe dans la catégorie des drogués et des voyous, alors que se gaver de tramadol ou de morphine, vous place dans la catégorie des malades et des gens qui essayent de se soigner.

Le cannabis si l’on s’en sert à bon escient en tirant partie de l’effet des molécules présentes dans cette plante pourrait-être un allié puissant pour gérer un grand nombre de maladies, mais voilà, c’est de la drogue, et c’est illégal en France.

Mais pour moi peu importe, faute de mieux dans ce qui m’est proposé, il fait partie intégrante de mon traitement. Je cultive moi-même mes plans en les sélectionnant pour leur teneur en CBD, CBN et THC. Mon mode de consommation et sa fréquence est journalière, à hauteur d’un stick ou 2 par jours, uniquement le soir en dosant de manière infime simplement pour atteindre l’effet recherché de calme et d’apaisement sur mon état et mes douleurs, sans rechercher l’effet euphorisant qui n’aurait aucun intérêt pour moi. Je ne fais pas l’apologie du cannabis ici, je vous expose simplement comment, moi, je me soigne face à la fibromyalgie.

Grâce à tout cela je m’en sors de manière autonome, j’ai pu faire abstraction de toute médication je suis peut être chanceux et je n’estime pas faire de mon cas une généralité, loin de là, mais tout ça me permet d’avancer et de pouvoir de nouveau me projeter dans l’avenir, de reconstruire ma vie sociale, ma vie au sein de mon foyer avec ma femme et mes enfants.

Ma vie n’a plus rien à voir avec celle que j’avais avant la maladie, je dirai que je la préfère maintenant. Je m’attache beaucoup plus aux choses essentielles et à ce qui me plaît, je suis sorti de la routine infernale metro / boulot / dodo pour faire une pause et regarder ce qu’il y avait autour de moi pour me recentrer sur ce qui avait de l’importance pour moi.

J’ai pu reprendre une activité professionnelle qui me plaît et physique après plus de 4 ans de combat avec moi-même et tout cela m’aide à avancer chaque jour. Il y a toujours des moments de creux mais que j’arrive à surmonter malgré tout. Je suis persuadé que l’on peut être acteur de tout ça et qu’il faut se positionner de manière active face à la maladie sans tout remettre dans les mains des médecins qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, sans que cela soit toujours suffisant. “

La rédaction de Fibromyalgie-Magazine rappelle que :  la loi française prohibe l’usage de cannabis avec plus ou moins de sévérité : le simple usage peut conduire jusqu’à un an d’emprisonnement qui peut être accompagné ou substitué à une amende de 3750€.

La possession ou la consommation de cannabis dans un lieu privé ou public (dans la rue, dans un bus, dans votre voiture sur la voie publique, dans un bar, etc…) est strictement interdite. Aucune distinction n’est faite entre l’usage thérapeutique ou religieux, bien que certaines tolérances existent dans les territoires d’Outre-Mer comme la Polynésie.

La culture du cannabis pour son propre usage (récréatif, médical ou autre) est totalement interdit. Les producteurs de cannabis devraient passer devant le Tribunal de Grande Instance, ce qui n’est généralement pas le cas en raison de sa surcharge. La culture de cannabis en France est punissable de 7,5 millions d’€ d’amende et de 30 ans de prison.

bann new

2 Comments

  • Bouedo Blandine dit :

    Bonjour, témoignage touchant d’autant plus qu’il fait écho à mon propre parcours dans/avec la maladie . Je n’utilise pas le cannabis mais je n’ai pas de jugement pour sa consommation. De plus quand je vois les prescriptions de morphine, d’opiacés et de kétamine je pose la question de qui sont les dealers car ces 3 composés/molécule cités ci-dessus sont par ailleurs des drogues! Et je n’entends pas et ne lis pas des effets positifs de plus leurs effets indésirables sont énormes, le bénéfice/risque est pour moi en leur défaveur.
    J’utilise la méditation, l’intention; des sonorités particulières en musique, le qi gong/tai chi, acupression, l’acuponcture et quelques compléments alimentaire saisonnier et depuis un peu plus de 2 ans je vais beaucoup mieux. Les douleurs sont toujours présentes mais elles ne me submergent plus, je dors sans médics, par contre je suis toujours extrêmement fatiguée . Je me dis que si je dois rattraper plus de 20 ans de retard de sommeil…..LOL Belle journée et du bonheur.

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